Travelling 2026 : la route de Los Angeles
Le titre du fameux roman de John Fante correspond parfaitement à la direction indiquée au public de la 37e édition du Festival Travelling, qui se déroulera du 10 au 17 février à Rennes. En plus de la grande rétro dédiée à la Cité des anges, on retrouvera les habituelles compétitions de courts métrages.
Y a-t-il une ville dans le monde plus liée au cinéma que Los Angeles ? Travelling 2026 y entraînera ses fidèles par le biais d’une riche rétrospective d’une trentaine de titres, où Boulevard du crépuscule rencontre Under the Silver Lake (David Robert Mitchell, 2018) et Assurance sur la mort le Drive de NWR, avec aussi des films devenus rares, comme le chef-d’œuvre de Robert Altman The Player ou le méconnu Echo Park, L.A. de Richard Glatzer et Wash Westmoreland (2006).
L’ombre de Lynch planera bien sûr, à travers plusieurs films, et un autre temps fort du cycle sera la projection du Phantom of the Paradise de Brian De Palma à l’Opéra de Rennes, tandis qu’on aura droit à un concert sur le carpentérien Invasion Los Angeles…

Des expositions et ses spectacles ou concerts se relieront également à la thématique, tandis qu’une séance gratuite de courts films de danse a été concoctée en partenariat avec le Festival Dance Camera West de L.A.
Loin de la Californie, on suivra aussi à Travelling les rituelles avant-premières de longs métrages (cette année Planètes de Momoko Seto, La danse des renards de Valéry Carnoy, Morlaix de Jaime Rosales – photo ci-dessus, etc.).

D’autres films courts seront projetés au sein des trois compétitions : celle des Juniors (en deux volets : plus de quatre ans et plus de sept ans), avec 13 films au total (dont J’ai trouvé une boîte d’Éric Montchaud, Nutissimo de Nicolas Bianco-Levrin – visuel ci-dessus – et Une fugue d’Agnès Patron) et celles qui seront dédiées aux collèges, incluant La conquête de Yannick Privat, Flamant rose de Souleymane Sylla ou encore la belle animation en stop-motion Sulaimani de Vinnie Ann Rose.

Une carte blanche confiée aux Films Norfolk permettra de voir le premier long métrage de Michaël Dichter Les trois fantastiques et pas moins de trois programmes de courts, incluant Trois grains de gros sel d’Ingrid Chikhaoui, Petite Reine de Julien Guetta, Partir un jour d’Amélie Bonnin et bien d’autres. Immanquable sur le festival, la séance des productions régionales (intitulée “À l’ouest !”) comprendra cette année Sur écoute d’Élie Girard, Mira de Daniella Saba (photo ci-dessus) et la dernière création animée de Bruno Collet : Atomik Tour.
Un “Voyage en Ukraine” mettra enfin en lumière différentes productions et cinéastes liés à ce pays en guerre depuis bientôt déjà quatre longues années. Il est en effet important de ne pas les oublier… Ce sera le cas au 360, qui sera le nouveau quartier général de la manifestation (situé au 6 cours des Alliés).
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