Format court 2026 : l’âge de raison
7 ans déjà pour le festival organisé par Katia Bayer et l’équipe du magazine “online” dédié au court métrage, dont l’édition 2026 retrouvera son havre habituel du Studio des Ursulines, entre le 8 et le 12 avril, avec un programme toujours foisonnant.
La belle affiche de ce nouveau millésime du Festival Format court est due à Ambroise Pujo, le directeur de la photographie qui a remporté le Prix de l’image lors de l’édition précédente pour son travail sur le film Tapage de Joséphine Madinier, ce qui établit un fort lien de continuité pour la septième année de la manifestation, dorénavant bien installée dans le calendrier de début de printemps.

Plus de 1 230 courts métrages – un chiffre record – ont été proposés au comité de sélection, qui en a retenu 23 au final, répartis en 5 séances de compétition. Parmi eux, la proportion entre nouveautés en début de carrière et titres déjà connus est bien équilibrée. Concernant les seconds, on citera le césarisé Au bain des dames de Margaux Fournier, Ne réveillez pas l’enfant qui dort de Kevin Aubert, S The Wolf de Sameh Alaa ou encore Une fugue d’Agnès Patron.

Certaines œuvres en lice ont été découvertes en février à Clermont-Ferrand (comme Habibi d’Alexey Evstigneev – photo ci-dessus, Murs de Basile Charpentier et Odonata d’Adrien Fonda – photo de bandeau) et on portera un œil tout particulier vers les nouvelles réalisations de Lorenzo Bianchi (Histoire intérieure – photo ci-dessous), Lkhagvadulam Purev-Ochir (Une fenêtre plein sud selon son titre VF) et Simon Rieth, de retour au court (Le mouvement tragique des sphères).

Hors compétition, l’un des temps forts des cinq jours de l’événement sera la master-class prodiguée par Carine Tardieu, réalisatrice de L’attachement, récent lauréat du César du meilleur film. Une bonne manière de rappeler qu’elle aussi vient du court…
La traditionnelle carte blanche confiée à la Mission cinéma de la Ville de Paris permettra de voir ou revoir, le jeudi 9 à 19h, Fille du calvaire de Stéphane Demoustier, Tout le monde dit je t’aime de Cécile Ducrocq, Pas le niveau de Camille Rutherford, Love He Said d’Inès Sedan et L’avance de Djiby Kebe, en présence de plusieurs des cinéastes concerné(e)s.

Immanquable également, le focus spécial Iran, sous-titré “Résistance, résilience” et proposé le dimanche après-midi à 17h, en pleine tragique actualité et associant fiction et documentaire. Le brillant Titanic, version adaptée aux familles iraniennes de Farnoosh Samadi (photo ci-dessus) en fera partie. Après quoi on pourra confortablement découvrir le palmarès issu des délibérations des différents jurys (pro, étudiant et presse).
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