Festivals 29/10/2026

L’Europe (ré)unie en Finistère

Célébrer ce qui rassemble le Vieux continent, c’est important en ce moment ! La culture en est un élément majeur et le Festival européen du film court de Brest, 41e du nom, viendra nous le rappeler à point nommé entre le 10 et le 15 novembre.

Après avoir brillamment franchi le cap de la quarantaine l’an dernier, le rendez-vous annuel donné par l’association Côte Ouest ouvre sereinement un nouveau chapitre de son histoire et invite à “se mettre au vert” au gré de sa séance d’ouverture. Ce qui est fort tentant, surtout avec Les grandes vacances de Valentine Cadic, Les mystérieuses aventures de Claude Conseil de Marie-Lola Terver et Paul Jousselin ou encore La cure thermale de Joséphine Ha.

On verra aussi des œuvres non hexagonales, telles le Suédois Sauna Sickness ou le Norvégien Frieri (photo de bandeau).

Place aux compétitions ensuite, avec les trois programmes nationaux où concourront notamment Man’mi d’Aude N’Guessan Forget, Peau d’argent de Matias Carlier, Les saintes de Mélissandre Carrasco et Yann s’implique de Maël Marmey (photo ci-dessus).

Vega Babinet, élève de la Fémis déjà remarquée avec Montagne sans garçon, présentera son nouveau film : Sextape (photo ci-dessous).

La compétition européenne est prévue également sur trois programmes, où l’on pourra retrouver un film actuellement en ligne sur Brefcinema, Nåde d’Hedda Mjøen (Norvège), mais aussi le franco-croate Lessons de Daria Blazevic, Princeska de Franciszek Korolczuk (Pologne, photo ci-dessous) et Ningú borda de Júlia Coldwell Serra, production espagnole récemment distinguée à Cinemed.

La compétition régionale mettra aux prises quatre films, dont l’un recevra le Prix Brefcinema, tandis que de nombreux programmes off jalonneront comme d’habitude les cinq jours de festival. Impossible de les évoquer tous, mais citons celui qui répond au titre gainsbourgien de “Je t’aime moi non plus”, incluant Un espoir tangible d’aimer les filles de Marianne Barrouillet (photo ci-dessous), que nous avons interviewée après le Festival Jean-Carmet (entretien à lire ici), et un autre autour du fertile motif de la vengeance, avec Les forcenés de Guillaume Chevallier, pour celles et ceux qui aiment le Comté (le fromage !) et Loquita por ti de Greta Díaz Moreau, film espagnol remarqué à Clermont-Ferrand en début d’année.

Le public brestois savourera le rituel panorama dédié au cinéma d’animation, très relevé avec Fille de l’eau, The End, La robe peau, Les pelures d’estomac et Please, entre autres, et la sélection estampillée “ovni”, avec La catastrophe de Swann Arlaud, qui se trouve en pleine actualité via Notre salut, mais aussi Le mouvement tragique des sphères de Simon Rieth (interview à lire dans Bref n°132 début 2027) et Retour aller retour du duo Papapietro/Perrot.

Beau sommaire aussi pour la séance “Le court d’après” avec Soleil pâle d’Adrian Moyse Dullin et Jawahine Zentar, Oh Boys d’Antonio Donato et Dernier printemps de Mathilde Bédouet. On suivra tout spécialement au sein du volet “Création en cour(t)s” le moment passé avec les productrices Judith Abitbol (Barney Production) et Camille Chandellier (La Petite prod) qui présenteront respectivement L’épouvantail de Grégoire Pontécaille (photo ci-dessus) – qui trouve une résonance particulièrement avec la période traversée – et Cracheurs de Luis Letailleur, avec Paul Kircher.

On ne saurait conclure sans mentionner comme il se doit le versant du jeune public, qui est toujours tout spécialement soigné à Brest, avec plusieurs propositions aux petits oignons, classées par catégorie d’âge. Quant au palmarès, il sera dévoilé le samedi 14 à partir de 19h, au Petit Théâtre du Quartz. Nous y reviendrons sans faute.

Christophe Chauville

À voir aussi :

- Les mains sales d’Hélène Rosselet-Ruiz, disponible sur Brefcinema et projeté à Brest, en présence de sa réalisatrice lors d’une séance spéciale pour les 40 ans de la Fémis.

À lire aussi :

- Les prix du 40e Festival européen du film court de Brest.

- Une critique vidéo de Loquita por ti, retenu par le jury de Brefcinema dans le cadre du Concours de la jeune critique 2026.