News 25/05/2026

Palme latino et autres récompenses cannoises

Puisque les récompenses attribuées aux courts métrages à Cannes sont toujours occultées médiatiquement, nous vous proposons un petit récapitulatif synthétique des différentes lauréats dans la catégorie.

Pour commencer par le trophée le plus prestigieux, la Palme d’or du court métrage 2026 est revenue à Federico Luis pour Para los contrincantes (photo ci-dessous), soit Aux adversaires en VF. Ce documentaire de 15 minutes suit un garçon rêvant de devenir boxeur dans le quartier populaire de Tepito, l’un des plus vieux de Mexico.

De production mexicaine, il est aussi coproduit par le Chili et, sur un mode minoritaire, par les Films du Worso côté hexagonal. Le réalisateur, lui, est argentin, né à Buenos Aires et déjà auteur d’un long émtrage remarqué à Cannes. Il s’agissait de Simón de la montaña, Grand prix de la Semaine de la critique 2024.

Le jury était présidé cette année par la Catalane Carla Simón, qui a également primé, toujours dans le giron de la sélection officielle, plusieurs films de la sélection de la Cinef : le premier prix est allé à un film américain : Laser-Gato de Lucas Acher (NYU).

Et si deux ex-aequo se partagent la troisième marche du podium, en l’occurrence le film français de la Fémis Jamais assez de Julius Lagoutte Larsen et Growing Stones, Flying Papers, réalisé par Roozbeh Gezerseh & Soraya Shamsi (Filmuniversität Babelsberg Konrad Wolf, Allemagne), la médaille d’argent est revenue à une autre œuvre d’école états-unienne, Silent Voices, de Nadine Misong Jin (Columbia University, photo ci-dessus).

Ce dernier figure en outre au palmarès de la Queer Palm, qui bénéficiait de son propre jury – c’est un premier long présenté à Un certain regard, Teenage Sex and Death at Camp Miasma, de Jane Schoenbrun, qui a gagné pour les longs.

À la Semaine de la critique, le Prix Découverte Sony du court métrage a distingué le Canadien Skinny Bottines de Romain F. Dubois. Important et convoité lui aussi, le Prix Canal+ du court métrage a été décerné à une coproduction germano-indonésienne „Vaterland“ oder Ein Bule Namens Yanto de Berthold Wahjudi (photo de bandeau). Ces films seront projetés dans le cadre de la reprise de la section à la Cinémathèque française le lundi 8 juin. 

Christophe Chauville

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