Le Festival de Cabourg passe en “quarantaine”
Le cap des 40 ans est atteint cette année par les fameuses “Journées romantiques”, pour une édition festive se déroulant dans la station normande du 10 au 14 juin, avec notamment son habituelle compétition de courts métrages.
La première fois, c’était en 1987, encore sous le premier des deux mandats présidentiels de François Mitterrand… Et depuis, chaque mois de juin voit le cinéma français converger vers la Côte fleurie, un peu plus à l’Ouest que Trouville-Deauville, pour une manifestation dont la thématique gravite autour de la notion (élargie) de romantisme. Et le Festival de Cabourg présente systématiquement dix courts métrages au sein d’une compétition dédiée côtoyant celle des longs.

Des titres ayant déjà une petite carrière derrière eux (comme Araucaria de Cosme Castro et Jeanne Frankel ou God Save the Queen de Charlène Brimaud, découvert à Clermont-Ferrand en 2025) sont sur la ligne de départ au même titre que des œuvres plus récentes, comme L’amie en commun, comédie sentimentalo-burlesque de Louis Douillez également présentée à Côté court en ce mois de juin, Un espoir tangible d’aimer les filles de Marianne Barrouillet (photo de bandeau) ou Les saintes de Mélissandre Carrasco, avec la jeune Olga Milthstein (photo ci-dessous).
Précisons que le jury des courts sera présidé par Xavier Dolan, voilà qui est sacrément classe !

D’autres courts métrages seront projetés dans le cadre des séances spéciales, parmi lesquels le césarisé L’attente d’Alice Douard et Pauline asservie de Charline Bourgeois-Tacquet, Les vacances d’Emmanuelle Bercot (tous trois disponibles sur Brefcinema), mais aussi L’aîné de mes soucis de Carine Tardieu (2004), Quatuor de Jérôme Bonnell (2010) et Vilaine fille mauvais garçon de Justine Triet (2011).
De grands classiques, autrement dit, avec également au programme un film récent : Champs célestes de Pierre Zéni et Valérie Leroy (photo ci-dessous).

Pas mal de premiers longs métrages seront à voir, en compétition comme Du fioul dans les artères de Pierre Le Gall ou au sein d’un ample panorama (Adieu monde cruel de Félix de Givry, L’âge d’or de Bérenger Thouin, L’écologie des sentiments d’Alexandre Steiger, Les matins merveilleux d’Avril Besson).
La section Ciné-Swann revient sur des films emblématiques sortis au cours de l’année écoulée, à la manière d’Arco d’Ugo Bienvenu ou de L’épreuve du feu d’Aurélien Peyre. Isabelle Huppert recevra en outre le Swann d’honneur, pour cette 40e édition symbolique en soi.

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