Festivals 21/09/2026

En octobre, des feuilles mortes et des festivals bien vivants !

Le basculement vers l’automne est aussi une pleine période pour les festivals, sur tous les territoires et selon des thématiques variées. Avec des courts métrages comme point commun, parmi d’autres réjouissances, de Saint-Jean-de-Luz aux Lilas en passant par Paris ou le reste de l’Hexagone…

Outre nos festivals partenaires, le Festival européen du film court de Nice et War on Screen, à Châlons-en-Champagne, la première quinzaine d’octobre s’annonce foisonnante en termes de manifestations cinématographiques incluant le format court.

À Saint-Jean-de-Luz, le directeur artistique du Festival international du film et son équipe ont retenu dix courts métrages en compétition. Soyons fous, citons les tous : Agnès de Nora Arnezeder, Dans la boue d’Andy Buron, Dans la chambre de Géraldine Martineau (photo ci-dessous), Dernier printemps de Mathilde Bédouet, Gamines de Cloë Coutel, La maîtresse en maillot de bain de Fabienne Galula, Nouvel Hair d’Hadrien Bels, Palme dehors de Valentin Breton, Precious Fantasy de Nino Bouhnik et Zohra sans permis de Pierre-Loup Docteur. Six prix seront décernés dans ce cadre.

Le festival commencera cette année, pour la première fois, un samedi (le 3 octobre), et sa clôture surviendra le vendredi suivant (le 9, donc). D’autres œuvres courtes seront présentées à l’occasion de cette 13e édition, au sein de la section “Cinéma d’ici”, tels Biche de Yoann Hébert, l’animation Le bain des sirènes de Lola Degove ou encore le très court Candidate n°24 (photo ci-dessous), signé Hina Scholler, régionale de l’étape puisque luzienne…

Des séances scolaires, des ateliers, des rencontres et un concert de musiques de films sont aussi prévus, en plus d’un large volet dédié bien sûr au long métrage – on jettera un œil tout particulier aux premiers longs métrages d’Antoine Giorgini (Les princes), Aurélien Peilloux (Chercheurs) et Thomas Vernay (Fief).

Sur les mêmes dates, ou presque, se déroulera le 8e Festival du film social. Ce sera du 5 au 8 octobre, dans de nombreuses villes de onze régions, pas moins, donc avec une ampleur spécifique. L’association La 25e image est aux commandes et a choisi dix-neuf films pour la compétition, tous formats confondus.

On pourra voir ainsi La barrière de Christophe Deram, Dernières nuits, premiers jours de Julien Darras et Maxime Lindon, Jolie petite histoire d’Élodie Beaumont Tarillon (photo ci-dessous), le court documentaire La petite école d’Alice Voisin (photo de bandeau), Seule la tendresse de Nicolas Giuliani ou encore Sulaimani de Vinnie Ann Rose côtoieront ainsi des documentaires comme le beau Tout va bien de Thomas Ellis ou des fictions longues telles que L’intérêt d’Adam de Laura Wandel.

Nécessaire et répondant aussi à une forme d’engagement, la 6ᵉ édition du Festival du film féministe des Lilas permettra de voir au cinéma du Garde-chasse, entre le 7 et le 11 octobre, plusieurs films en avant-première (par exemple Les fraises de Laïla Marrakchi et Malika de Mounia Meddour, par ailleurs marraine de ce millésime) et de suivre un hommage à Marjane Satrapi, récemment disparue, mais aussi deux moyens métrages documentaires récemment soutenus par Cinémas 93 : Et si je n’allais jamais dans l’espace de Pauline Moussours (photo ci-dessous) et No More Heroes de Zoé Bernardi.

À Paris sera dans le même temps programmé le 6e Festival Henri-Langlois (6 au 11 octobre), avec en son cœur la notion de Collectif.s. Soit “les mille et une manières de faire corps, ensemble”. On verra au Paris Cinéma Club (Christine et Écoles) des courts métrages contemporains, des œuvres de patrimoine et des films en avant-première.

Parmi les premiers se succéderont 486 de Brieux Scheib, Chère Marcelle de Juliette Marrécau, Comment savoir… ? de Joachim Larrieu, Détective Smiley et les amis perdus d’Antoine du Jeu, Le grand Calao de Zoé Cauwet, Sans voix de Samuel Pattey, entre autres. À noter que le critique Marin Gérard, également réalisateur, présentera et animera plusieurs séances.

Christophe Chauville

À lire aussi :

- Sur Tout va bien de Thomas Ellis.

- Sur un court métrage de Marin Gérard À l’ombre l’après-midi.