Dans les prochains festivals : du merveilleux, du fantastique et du rigolo !
Au moment de basculer vers la deuxième quinzaine de septembre, les regards se tournent vers le Festival du film merveilleux et imaginaire (à Paris), Court métrange (à Rennes) et le Festival du court métrage d’humour (à Meudon).
On peut dire qu’il y en aura pour tous les goûts dans les jours à venir, d’abord avec le Festival du film merveilleux et imaginaire, 16e du nom, qui investira le Christine Cinéma Club, au cœur du Quartier latin à Paris, les 16, 17 et 18 septembre.

La manifestation est placée sous le patronage de la Commission nationale française pour l’Unesco et 26 courts métrages venus de tous les coins du monde y seront présentés, liés à la thématique générique, avec beaucoup de découvertes a priori, peu de titres nous étant déjà connus (parmi ces derniers, citons les très renommés Sulaimani de Vinnie Ann Rose et Les bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon).
Quasiment tous les films durent moins de 20 minutes, avec même quelques-uns autour de 5 ou 6, le plus long étant Le jour des adultes de Patrick Capsir, avec son casting de luxe réunissant Demaison, Demolon et Lecaplain (photo ci-dessus). Trois soirées auront ainsi lieu, avec leur intitulé en propre : “Ce que l’on porte en soi”, “Regarder en face” et “L’imaginaire et ses ombres”.

Ce dernier tire pourrait aussi convenir à l’esprit maison de Court métrange, festival du court métrage étrange, insolite et fantastique dont la 22e édition se déroulera au cinéma Pathé de Rennes du 29 septembre au 4 octobre. Le programme des réjouissances est toujours aussi copieux – et sanglant, ouf ! La compétition internationale se déploie en effet sur une quinzaine de programmes, c’est du costaud, avec même une séance spéciale famille et là aussi une série d’intitulés astucieux pour chacune des séances (“Mortels qu’on bat”, “La chair a ses raisons”, “The Devil Inside”, etc.).
Le jury comme le public tranchera dans cette masse d’où émergent côté français Chair adolescente de Pablo Cabel, City of Owls de Zhenia Kazankina, La dernière neige de Rodolphe Bouquet-Populus, Exsanguina de Jonas Brisé et Hôtel Acropole de Sarah Lasry (photo ci-dessus)

De nombreux films d’animation sont sur la ligne de départ également, de La robe peau de Joachim Hérissé à Ce qu’on laisse derrière de Jean-Sébastien Hamel et Alexandra Myotte, en passant par Um, l’une des dernières créations du turbulent Nieto, ou encore Acid City de Jack Wedge et Will Freudenheim (visuel ci-dessus), tout fraîchement primé à L’Étrange Festival à Paris.
Une carte blanche sera confiée au Festival SPASM, cousin québécois de Court métrange, et il y aura aussi des longs (comme Blaise, de Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue, en avant-première), des rencontres, expositions et concerts, comme à l’habitude.

Autre rendez-vous incontournable dans le calendrier du court, le Festival du court métrage d’humour de Meudon reviendra pour la 37e fois entre le 30 septembre et le 4 octobre au Centre d’Art et de culture de la ville. Il y aura 17 courts métrages en compétition, répartis en deux programmes.
En fiction, L’amie en commun de Louis Douillez, Et surtout on sourit ! de Pauline Broulis (photo de bandeau), Full Metal Kebab de Martin Jauvat et On n’assassine pas Baudelaire de Vanessa Caffin (photo ci-dessus) feront partie des postulants aux différentes récompenses, tout comme les animés Les pelures d’estomac d’Étienne Bonnet – qui est absolument hilarant – et le très court Duet de Julie Paturle et Zuka Lelashvili.

Une quinzaine d’autres films seront projetés au sein du panorama “Courts de cœur !”, avec pas mal de visages connus et familiers : Jauvat encore, flanqué d’Anaïde Rozam dans le film signé de cette dernière, Chez Alfred, mais aussi Mara Taquin et Philippe Rebbot dans La bûche de Valentine Monteil, re-Rebbot dans Fiction d’Ambroise Rateau, Pascale Arbillot dans La maîtresse en maillot de bain de Fabienne Galula (photo ci-dessus) et aussi le trio du Jour des adultes évoqué au début de cet article.
On gardera pour la fine bouche l’apparition de Monsieur Patrice Leconte himself, à retrouver dans un film de Marie Leconte (sa fille aînée), au titre prometteur en diable : Les bronzés font du psy !
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- Les palmarès 2026 du Festival de Meudon et de Court métrange.
- Sur le court métrage de Patrice Leconte Le batteur du boléro.


