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13/12/2018

Un focus sur le cinéma roumain à Paris

Le désormais rituel Panorama du cinéma roumain à Paris investit le Reflet Médicis entre le 13 et le 16 décembre, s'inscrivant de surcroît cette année dans le cadre de la saison culturelle France-Roumanie.

L'événement prend une saveur toute particulière sur cette édition, dans le contexte global de la saison culturelle qui réunit France et Roumanie, débutée récemment, et s'ouvrira ce jeudi 13 décembre avec la projection d'un long métrage de Daniel Sandu, Un pas derrière les séraphins, en présence du réalisateur et de son acteur Vlad Ivanov. 

Le reste de la programmation est alléchant, puisqu'on pourra y voir des films de réalisateurs appréciés antérieurement, à la fois pour leurs courts et leurs longs métrages. Ainsi Paul Negoescu revient-il avec L'histoire d'un fainéant, selon le titre en VF (en anglais, c'est The Story of a Summer Lover...), après sa dizaine de courts et un superbe premier long injustement passé inaperçu, ou presque, en 2013 : Un mois en Thaïlande. On verra aussi Alice T. de Radu Muntean, le nouveau film de l'auteur de Mardi après Noël (pour mémoire l'un des plus grands films de son année de sortie, 2010, où il avait été présenté dans la section Un certain regard à Cannes), deux œuvres récentes signées Radu Jude (dont un essai documentaire) et, en avant-première, Lune de miel/Lemonade (photo ci-dessus), le premier long métrage de Ioana Uricaru, dont la sortie est prévue pour le 13 février 2019.

Un court métrage sera également proposé – vendredi 14 à 18h30 – et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit du film d'école (de l'UNATC) de Georgiana Moldoveanu, qui a été présenté à la Cinéfondation à Cannes, en mai dernier : Albastru si rosu, in proportii egale (dont une traduction possible est : “Bleu et rouge en proportions égales”, photo de bandeau). Un film assez surprenant, où l'intrigue se dévoile à nos yeux peu à peu, au gré de plusieurs fausses pistes autour d'un insolite triangle amoureux, où un homme marié entretient une liaison avec une jeune femme qui lui fait une étrange proposition alors qu'il ne parvient pas à avoir d'enfant avec son épouse... Surtout, une ambiance pop, dans l'utilisation des couleurs – voir ce “fondu au rose fuschia”... – comme de la musique, fait décoller le film du registre naturaliste très est-européen, si l'on peut le dire ainsi, auquel on pouvait s'attendre.

Tout le programme de ce prometteur Panorama est à retrouver sur le site de l'Institut culturel roumain de Paris.

Christophe Chauville