News 20/10/2026

Quand l’espoir vibre fort : rencontre avec Marianne Barrouillet

Tout juste récompensée par le prix Coup de cœur du jury junior du 32e Festival Jean-Carmet à Moulins, dont Brefcinema était partenaire, la réalisatrice d’Un espoir tangible d’aimer les filles, Marianne Barrouillet a répondu à chaud à nos questions. 

Comment avez-vous accueilli ce Prix coup de cœur du jury junior reçu au 32e Festival Jean-Carmet et vécu votre passage à Moulins ?

Jean-Carmet est un festival à taille humaine où l’on se sent très bien. Il me tardait de le découvrir car il est réputé très joyeux et convivial, et c’est vrai ! Quant à ce prix, décerné par un jury de jeunes de 18 à 25 ans, il me tient particulièrement à cœur car il se joint au jury jeune qui nous avait récompensées à Cabourg cet été. Le chaleureux accueil de cette tranche d’âge pour le film est pour moi un précieux encouragement.

Votre actrice principale Esther Archambault a également reçu le Prix du jury et le Prix du public du meilleur jeune espoir féminin. Triple récompense au palmarès, c’est un véritable plébiscite ! Quel est votre ressenti ?

Nous sommes toutes les deux très fières, et également surprises car nous avions eu le plaisir de découvrir tous les courts métrages en compétition où nous avions eu plusieurs coups de cœur. Nous ne savions pas du tout si nous repartirions avec un prix, donc en remporter trois c’est incroyable ! C’est également une belle récompense pour Louise Chauchat, la monteuse, car le film doit beaucoup à son sens du rythme et à sa très grande exigence.

Comment s’est passée la rencontre avec Esther et votre collaboration avec elle sur le tournage et pour la construction du personnage de Tiphaine ?

J’ai rencontré Esther en casting grâce à Yasmay, le fabuleux binôme de directrices de casting qui m’accompagnait sur ce film. Esther nous a conquises dans ses essais par son talent en impro et par la sympathie qu’elle inspire naturellement. Sa proposition collait déjà très bien au personnage tel qu’il était écrit, donc nous n’avons pas eu besoin d’en parler tant que ça ; ni en amont, ni même sur le tournage. Esther s’est emparée du personnage de Tiphaine avec beaucoup d’aisance.

Comment se déroule l’accueil du film depuis que vous avez commencé à le présenter en festivals ? Rappelons que vous avez aussi décroché deux statuettes au Festival du film de Cabourg en juin dernier. 

Cabourg et Jean-Carmet étaient nos deux premiers festivals, et ces deux belles sélections se sont transformées en cinq prix, ce qui était totalement inespéré. Ces festivals étaient aussi mes premiers en tant que réalisatrice, et les premiers d’Esther en tant qu’actrice principale d’un film, donc nous nous sentons très gâtées.

Les réceptions et échanges avec le public varient-ils d’un lieu à un autre ? Votre film est-il toujours reçu et perçu de la même manière ?

C’est toujours une joie d’être dans la salle pour entendre les variations de réactions d’un public à l’autre. À chaque fois il y a un rire à un endroit surprenant, ou un soupir de soulagement qu’on ne connaissait pas encore … Le public de Moulins nous a comblées car il était particulièrement réactif et sensible à l’humour du film.

Un espoir tangible d’aimer les filles va-t-il encore voyager durant les prochaines semaines et les prochains mois ?

Oui ! Cet automne, nous avons la joie d’être programmées au Festival européen du film court de Brest, au FIFIB à Bordeaux et à Chéries-Chéris à Paris.

Ces distinctions doivent vous encourager pour la suite. Où en êtes-vous de vos projets ? Ont-ils des liens avec Un espoir tangible d’aimer les filles ou iront-ils dans une direction différente ? 

Je suis en plein montage d’un nouveau court métrage intitulé Un monde sans cinéma, toujours produit par Frédéric Jouve (Les Films Velvet) et Alice Eynaud (Tête à tête production). C’est grâce à eux que j’ai la chance de pouvoir tourner aussi régulièrement, et je leur en suis extrêmement reconnaissante. Ce film-ci est également une comédie, mais dans un style très différent ; disons que c’est une comédie stressée. En revanche, le long métrage que je développe avec les Films Velvet est dans une veine assez similaire. Il parle lui aussi de désir et d’aventure, mais dans un décor totalement différent, avec de la neige et des ours. Il me tarde de pouvoir en dire plus !

Propos recueillis par Olivier Pélisson

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