News 29/06/2026

La fièvre des prix, des Alpes à l’Atlantique

En cette fin juin caniculaire, plusieurs clôtures de festivals ont respectivement livré leur verdict, à Annecy, Biarritz, Grenoble ou encore La Baule.

Alors que les vacances scolaires s’approchent et que la trêve estivale se précise, on a pas mal transpiré du côté des derniers festivals de cinéma et ça valait la peine, car de nombreux courts métrages ont été remarqués – et primés – en divers lieux écrasés de chaleur.

Le Festival du court métrage en plein air de Grenoble a permis au documentaire belge Buda de Raphaël Kaddour (photo ci-dessus) de remporter le Grand prix, doté par la Ville de Grenoble, tandis que Rémi Sogadji était distingué pour la mise en scène de son dernier film : Sunset ValentineBimo d’Oumnia Hanader figure aussi au palmarès pour son scénario et le fameux Prix Juliet-Berto, propre à la manifestation, est revenu à Dans la vago de Line Viardot et Maël Marmey, également vu récemment à Côté court.

No Skate! de Guil Sela a décroché le Prix du public, présent en partie lors des séances sous les étoiles, alors que le jeune public a jeté son dévolu sur Ananasi d’Anna Bawa. Dans cette catégorie, le jury spécifiquement constitué a en outre choisi Le chant des orages de Caroline Attia Larivière, produit par Sacrebleu Productions.

Ajoutons que Juliette Marrécau a reçu le Prix du jury jeunes pour Ari, mon sauveur et qu’une mention Brefcinema a été décernée par notre rédacteur présent au jury, Mathieu Lericq, à une réalisatrice présentant deux films : Élodie Beaumont Tarillon (pour Jolie petite histoire – photo ci-dessus – et Les normales de saison, tous deux produits par Paraíso Production).

Au Festival Nouvelles vagues de Biarritz, une compétition était pour la première fois organisée pour les courts métrages et le premier film à inscrire son nom au palmarès est une production belge de fiction : Baise-moi à Saint-Gilles de Victor Ruprich-Robert (Belgique). 

Autre prix “unique”, celui du meilleur court métrage remis à l’issue du 12ᵉ Festival de cinéma et musique de film de La Baule, à Hugo Becker pour son court métrage La ligne de vie, qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale (photo ci-dessous).

Ce week-end également, du côté d’Annecy – et du lac ! –, le 50e Festival international du film d’animation a vu se tenir ses différentes distributions de prix. L’officielle, tout d’abord, avec un Cristal revenu à un court métrage américain, Paper Trail de Don Hertzfeldt. Dieu est timide de Jocelyn Charles a pour sa part, réalisé un magnifique doublé, un an après avoir été découvert à la Semaine de la critique : Prix du jury et Prix du public. À noter que le film avait aussi gagné le Prix Sacem de la musique originale, qui fait partie des prix spéciaux attribués la veille du palmarès.

Le Prix Alexeïeff-Parker est allé à l’une des bonnes (et très drôles) surprises de cette édition, Les pelures d’estomac d’Étienne Bonnet (France). Autre distinction prisée à Annecy, le Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre a permis à Please d’Anna Mantzaris de ne pas repartir bredouille. Là encore, beaucoup d’humour – noir, ou gris ! – de la part de la réalisatrice du savoureux film d’école Enough, déjà diffusé sur notre plateforme.

Et parmi les “prix spéciaux” déjà évoqués, plusieurs sont particulièrement attendus, comme celui de la Ville d’Annecy remis à Parce qu’aujourd’hui c’est samedi d’Alice Eça Guimarães, belle allégorie sur la charge mentale féminine, ou encore le Prix André-Martin du court métrage pour un court métrage français célébrant la délicatesse et l’émotion suscitée par Sundruð de Fan Sissoko (visuel ci-dessus), qui prend place en Islande et dont la carrière en festivals s’annonce florissante – ce serait en tout cas mérité.

Un mot pour finir sur la compétition des films de fin d’études, où une œuvre confectionnée à la Poudrière, Les dernières braises de Léa Pulini, a reçu le Prix du jury, juste après le Cristal couronnant Ball Face de Laurence Thérien, émoulue du RCA (Royal College of Art) à Londres.

Christophe Chauville

À lire aussi :

Les courts français (ou coproduits) au Festival d’Annecy 2026.

- Les palmarès du début du mois de juin 2026.