Des fins de festivals en pleine ébullition
L’effervescence ne règne pas seulement devant les lycées de France et de Navarre en ce moment : les cérémonies de clôture de festivals apportent aussi des montées d’adrénaline à de nombreux et nombreuses lauréat(e)s.
La 31e édition du Festival européen du film court de Nice, Un festival, c’est trop court !, s’est conclue en fin de semaine dernière et de nombreux prix ont été alors décernés. Le Grand prix de la compétition européenne est revenu à l’hilarante animation en stop-motion d’Anna Mantzaris Please, déjà remarquée en d’autres lieux ces derniers mois, depuis sa présentation à Annecy. Une mention spéciale est allée à Ce qui n’existe pas n’existe pas, signé du trio Franck Morand-Lazare Gousseau-Guillaume Senez, dont il sera question dans le prochain numéro de Bref.
Beau succès aussi pour Free Eliza d’Alexandra Matheou (photo de bandeau), qui a obtenu le Prix spécial du jury – après avoir fait sa première à la Quinzaine des cinéastes, à Cannes, en mai – et pour Nåde de Hedda Mjøen, film de fiction norvégien qu’il est possible de voir actuellement sur Brefcinema et qui a été primé pour son scénario.

Les homards de Maïa Descamps a cumulé le Prix de la Ville de Nice et le Prix étudiant et les Prix d’interprétation ont salué le travail de Léo Tibloux dans Pourvu qu’ils viennent me chercher de Philibert Gau et d’Estelle Meyer dans Surtout prenez soin de vous, comédie musicale de Mathilde Blanc.
Les autres compétitions niçoises ont placé au sommet Levures sauvages de Jérome Zahno, Joachim Soudan et Maud Girault (pour “Expérience”), Le jour ou j’ai léché un caillou, film de diplôme de six élèves du MoPA (dans la catégorie animation) et Le mystère joyeux et triste de ce qui arrive et part de Iris Chassaigne, Prix Région Sud de la compète “Courts d’ici”, dans laquelle le nouveau film de Juliette Marrécau, Chère Marcelle (photo ci-dessus), est reparti avec un magnifique Prix Brefcinema !

Brefcinema était partenaire de la 14e édition du Festival War on Screen, à Châlons-en-Champagne, dont le palmarès de la compétition courts métrages a livré les noms de deux vainqueurs : Memories of a Window, documentaire iranien signé de Mehraneh Salimian et Amin Pakparvar, pour le Grand prix du Jury lycéen et Quand la mer était calme de Mamuka Tkeshelashvili (visuel ci-dessus), un film d’animation venu de Georgie, qui s’est vu remettre le Prix du public.
Mentionnons au passage le tableau d’honneur des longs métrages, avec le Grand prix pour L’autre côté du soleil de Tawfik Sabouni, documentaire coproduit entre Belgique, France et Arabie saoudite, et un triplé pour Viendra la Révolution de Pegah Ahanragani, composé du Prix du jury étudiant, du prix du jury presse et de la Mention spéciale du jury international. Enfin, le public a apporté ses suffrages au film afghan No Good Men de Shahrbanoo Sadat.

La semaine écoulée a été aussi celle du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, qui propose aussi une compétition de courts métrages. Pour le Grand prix 2026, Precious Fantasy de Nino Bouhnik a devancé tous ses challengers, alors que La maîtresse en maillot de bain de Fabienne Galula a décroché à la fois le Prix du public et le Prix Vision d’avenir, parrainé par les exploitants de salles de l’association Cinévasion 64.
Le jury jeunes, lui, a retenu Dans la boue d’Andy Buron, et pour ce qui est de la mise en scène, c’est Agnès de Nora Arnezeder qui s’est imposé, s’appuyant sans doute sur la tension de son récit à suspense, dans les allées d’un supermarché états-unien (photo ci-dessus). Pour mémoire le jury étai composé du réalisateur Raphaël Jouzeau, du producteur Lucas Tothe et de la chanteuse Barbara Pravi.

La 8e édition du Festival du film social s’est également achevée récemment, distribuant de nombreux accessits, tous formats confondus. Pour ce qui est du court métrage, Sacré fils de Rouben Manika, qui met en scène un personnage de un collégien en situation de handicap, s’est particulièrement distingué, via le Prix spécial du jury et plusieurs médailles remises par les partenaires du festival.
La virginité de Guillaume Boulay, film d’animation de 5 minutes en ligne claire, a pour sa part remporté le Prix spécial du jury de la 25e Heure et une autre œuvre d’animation, déjà célèbre celle-là – Sulaimani de Vinnie Ann Bose – figure lui aussi au palmarès, tout comme Dernières nuits, premiers jours de Julien Darras et Maxime Lindon, avec l’excellent François Creton (photo ci-dessus) et La petite école, court métrage documentaire d’Alice Voisin pour qui une probante carrière semble s’ouvrir.
À lire aussi :
- Les gagnants à Nice, War on Screen et Saint-Jean-de-Luz en 2025.
- Les palmarès de la fin septembre et du début octobre 2026.


