Un grand rendez-vous pour le cinéma documentaire à Biarritz
La 8e édition du Fipadoc, l’une des principales manifestations dédiées à la production documentaire en France, se tiendra à Biarritz du 23 au 31 janvier. La fameuse sélection compétitive “Jeune création” sera notamment à découvrir.
En attendant d’en lire après coup un compte-rendu, puisque l’équipe de Brefcinema y sera représentée, le 8e Fipadoc (Festival international documentaire) proposera comme à l’habitude de nombreuses sections, compétitives ou non. 24 courts métrages seront soumis au jury, tous d’une durée inférieure à 20 minutes et venant de nombreux pays de production différents.
Pour n’en citer que quelques-uns, Bubbling Baby de Sharine Risenburg (Pays-Bas), Ce que murmure la boue de Dea Tcholokava (Géorgie), Chiens de bergers de Joao Queiroga (Portugal, photo de bandeau), La conversation de Najla Barouni et Julie Sanchez (France), La fille de Chilapa de Juana Lotero Lopez (Colombie, photo ci-dessous) et Jour d’élection avec l’IA de Håvard Bustnes (Norvège) invitent, parmi d’autres, à un véritable tour du monde.

La section “Jeune création” est désormais un autre temps fort de la manifestation, avec ses créations pouvant aller jusqu’à 59 minutes. Il y en aura 26 en lice cette année, parmi lesquels, côté français Le jeu du roi de Louis Guihard (produit par le Grec, photo ci-dessous), Là-bas, la lumière ne s’éteint pas de Marius Larrayadieu, Libre de Max Ramier et La violence paraît toujours frapper loin de nous de Clarissa Ruth Nathan. Le cinéma d’animation ne sera pas absent, grâce à Ainsi est la vie et pas autrement de Lenia Friedrich (Allemagne), Drawn in Water de Heta Jokinen (Finlande) ou encore Qui part à la chasse de Léa Favre (Suisse).

Comme l’an dernier, la sélection de longs métrages nous emmènera dans les points les plus troublés de la planète, de l’Ukraine en guerre (Journal d’un pacifiste d’Olexandr Tkachenko) au chaos du Proche-Orient (Le clown de Gaza d’Abdulrahman Sabbah, Qui vit encore de Nicolas Wadimoff), en passant par la réalité de l’Afghanistan (Kaboul, entre les prières d’Aboozar Amini). Du côté français, on retiendra particulièrement un moyen métrage de montage signé Gabrielle Stemmer : La grève. Et pour les amoureux de l’œuvre de ce cinéaste, un portrait de Louis Malle signé Claire Duguet (avec comme sous-titre “Le révolté”).

N’oublions pas le florilège de productions immersives proposées, dont certaines sont évoquées dans un dossier consacré à la VR dans le numéro 131 de Bref, dont la parution est imminente. 5 grammes de safran de l’Iranienne Négar Motevalymeidanshan (visuel ci-dessus) et Danse danse danse - Matisse d’Agnès Molia et Gordon. En plus des rituelles “Histoires d’Europe”, un focus sera tout particulièrement tourné vers la péninsule ibérique à travers des films espagnols ou portugais. Les saisons de Maureen Fazendeiro (photo ci-dessous) et Histoires de la bonne vallée de José Luis Guerin seront du lot.


La section Doc4Teens inclura le +10K de Gala Hernández López tandis que le moyen métrage Renoir in Love de Camille Ménager sera au menu des séances spéciales. Un très riche volet professionnel occupera en outre tout naturellement chaque journée de l’événement, avec ses “labs” et sessions de pitchs.
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