Les chef(fe)s op’ en lumière à Chalon/Saône
Le Festival de cinéma de Chalon-sur-Saône “Chefs op’ en lumière”, unique sur son positionnement thématique, verra sa 8e édition se dérouler du 28 février au 8 mars, avec une très riche programmation, qui comprendra une compétition de courts métrages réservée à des œuvres récentes dont la direction de la photographie a été assurée par des femmes (jeunes professionnelles de surcroît). Une belle initiative à laquelle Brefcinema se rallie volontiers en tant que partenaire.
C’est une manifestation qui demeure unique en son genre en France, tournée vers le travail des directeurs et directrices de la photographie. Le Festival de cinéma de Chalon-sur-Saône grandit d’année en année et proposera, pour sa 8e édition, plusieurs événements des plus alléchants.
On citera à ce titre un ciné-concert spécialement créé pour l’occasion autour du film muet de Julien Duvivier Au bonheur des dames ou encore une master-class prodiguée par Frida Marzouk, qui a signé la photo du récent et très beau Promis le ciel d’Erige Sehiri (photo de bandeau – © Maneki Films/Henia Production). Une rencontre en entrée libre et animée de surcroît par N. T. Binh, de Positif.

Son éminent confrère Philippe Rouyer présentera et animera un autre master-class axée vers deux films, en compagnie de leur directeur de la photo Manu Dacosse : L’étranger de François Ozon et Reflet dans un diamant mort, du tandem Hélène Cattet/Bruno Forzani (photo ci-dessus).
Il y aura aussi, entre autres, des focus sur “Jeu vidéo et cinéma” et sur l’IA selon Mihai Grecu, un nom qui ne semblera nullement étranger aux fidèles de notre plateforme.

Pour la première fois, le court métrage aura aussi sa compétition et onze films seront en lices en deux programmes, que l’on pourra découvrir également en accès libre et gratuit. Tous ont comme point commun le fait d’avoir à la direction de la photographie de jeunes techniciennes de bel avenir ou déjà confirmées.
Parmi elles, Naomi Amarger (pour Karatéka de Florence Fauquet), Margot Besson (Lady Attila d’Apolline Andreys), Laetitia de Montalembert (Le diable et la bicyclette de Sharon Hakim), Eva Sehet (Saillie d’Aude Thuries) et Chloé Terren (pour Habibi d’Alexey Evstigneev, photo ci-dessus). Le sus-cité Philippe Rouyer animera les discussions cncluant ces séances.

La sélection de longs métrage, projetés en compétition ou au fil des avants-premières, mêle films francophones attendus – À-bras-le-corps (Marie-Elsa Salguado), La couleuvre noire (Aurélien Vernhes-Lermusiaux), La danse des renards (Valéry Carnoy), La femme de (David Roux), etc. – et possibles belles découvertes, telles que Broken Voices d’Ondřej Provazník (photo ci-dessus), Father de Tereza Nvotová ou encore La fille du konbini de Yûho Ishibashi…
La clôture sera pour le dimanche 8 mars à 20h, avec la présentation du premier long de Kate Beecroft, The New West, Prix du public au Festival de Sundance 2025.

À lire aussi :
- Mihai Grecu récompensé par le Syndicat de la critique en 2022.
- Sur le premier long métrage d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux : Vers la bataille (2021).


