Festivals 30/10/2026

Le Festival de Villeurbanne fidèle au rendez-vous, malgré tout…

La Région Auvergne-Rhône-Alpes s’est de nouveau “illustrée” en retirant tout récemment son soutien au Festival du film court de Villeurbanne, mais la manifestation née en 1980 aura bel et bien lieu du 8 au 15 novembre, alors qu’elle passe d’une durée de 5 à 8 jours en accueillant aussi en son sein Que du feu et la Fête du clip.

Le 12 octobre dernier, l’équipe organisatrice du Festival du film court de Villeurbanne recevait de la part de la Région un mail annonçant son retrait dans le soutien financier qui lui était attribué depuis de nombreuses années (la création date de 1979). Sans sommation aucune. Plus qu’un coup dur pour la manifestation, dont la 47 édition était évidemment déjà bien lancée, en termes de programmation et d’invitation des cinéastes sélectionné(e)s et autres invité(e)s, etc.

L’événement prendra néanmoins place en son fief du Zola et nous apportons naturellement tout notre soutien à celles et ceux qui l’animent toujours avec passion, qui plus est en cette année d’élargissement présumé, avec de nouvelles compétitions consacrées aux films autoproduits et aux films d’écoles, via l’intégration de l’ex-lyonnais festival Que du feu, ainsi que l’accueil de la Fête du clip.

Le cœur du festival sera constitué des six programmes de compétition internationale, où se bousculent les films de haute valeur : À quoi rêvent les maknines de Sarra Ryma, Araucaria de Jeanne Frenkel et Cosme Castro (photo ci-dessus), Dans la vago de Maël Marmey et Line Viardot, Exsanguina de Jonas Brisé, Hoover disco de Kei Lam (photo de bandeau), Nouvel Hair d’Hadrien Bels, Poulet frit et strip dames d’Ophelia Harutyunyan, Réunion de famille de Jean Forest, Skinny bottines de Romain F. Dubois, etc.

La compétition Que du feu se déploiera pour sa part sur cinq programmes, avec pour chacun un intitulé intégrant le mot “grand” ! Le fantastique Chair adolescente de Pablo Cabel, l’expé Lanugo de Félix Dobaire, le docu La petite école d’Alice Voisin, le film d’école allemand Vacazione de Marie Wald (photo ci-dessus) ou encore l’animation déchenillée des Gobelins Skin Flick sont quelques bons exemples de la sélection concoctée par la team du festival transfuge du centre-ville de Lyon.

Les deux programmes de la compétition animation (avec notamment Le bain des sirènes de Lola Degove, L’étrange humeur adolescente de Frank Ternier et The End de Niki Lindroth Von Bahr – visuel ci-dessus – et Visite en terre irradiée d’Anne-Sophie Girault), la sélection de la Fête du clip et un volet dédié à la jeunesse (avec un atelier de table mash-up), se dérouleront également, ainsi qu’une série de séances spéciales où la CinéFabrique se voit confier une carte blanche et où une séance de “Terreurs nocturnes” fera frissonner.

En ouverture, un beau tandem associera Love Story de Laïs Decaster et Berthe is Dead but it’s OK de Sacha Trilles, tandis que la soirée de clôture permettra de voir ou revoir des œuvres liées aux nouvelles technologies, pour le dire vite, telles que Souvenirs d’un ami d’Olivier Smolders (qui utilise entièrement l’IA, visuel ci-dessus) et Their Eyes de Nicolas Gourault.

Autant dire que ça résiste farouchement aux vents politiques contraires, du côté de la périphérie lyonnaise. Courage les ami(e)s, on est avec vous !

Christophe Chauville

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