Des courts d’août à Gindou
Les 42es Rencontres Cinéma de Gindou ont déjà commencé et se dérouleront jusqu’à samedi prochain, le 22 août, avec 45 courts métrages au programme – sur les 84 films projetés au total.
C’est un rendez-vous bien installé au cœur du mois d’août, tandis que la rentrée demeure encore un peu lointaine, avec ce festival proposé depuis plus de quarante ans dans ce petit village du département du Lot qu’est Gindou (voir aussi le site dédié).
Cette année, Dominique Cabrera y sera présente, mise à l’honneur via une rétrospective faisant aussi la part belle – et légitime – à son œuvre courte. Ici là-bas, Chronique d’une banlieue ordinaire, Une poste à La Courneuve ou le plus récent Un Mensch (qui date de 2023) seront ainsi visibles, ainsi que La jetée de Chris Marker, dont le lien avec Le cinquième plan de La jetée parle de lui-même.

Le format court sera parfaitement exposé également au sein d’un segment de programmation joliment intitulé “Vagabondages cinématographiques” : on y retrouvera Curiosity on Planet Mars de Tommy Baron, apprécié à Clermont-Ferrand cette année et entraînant en Corée du Sud. Still Playing de Mohamed Mesbah et Visite en terre irradiée d’Anne-Sophie Girault, tous deux nettement engagés, l’accompagneront, parmi d’autres (comme Nos nuits du samedi (au dimanche) de Lucie Piquot – photo ci-dessus).
Ce sera aussi le cas des films de la section “Cinécourt en lutte”, réunissant les films d’animation L’étrange humeur adolescente de Franck Ternier et La question d’Alberto Segre (qui ressuscite la figure historique du journaliste Henri Alleg), le documentaire d’Eduardo Sosa Soria Nos rébellions et l’incontournable Intersecting Memory de Shayma’ Awawdeh, Grand prix national 2026 à Clermont.

Beau programme aussi pour “Cinécourt au féminin”, avec Fanny à la plage de Raphaëlle Petit-Gille, Lady Attila d’Apolline Andreys, Les saintes de Mélissandre Carrasco (photo de bandeau) et Tu n’auras pas mes larmes de Clara Petazzoni (avec Mathieu Amalric). N’oublions pas la proposition faite au jeune public, avec un stimulant florilège où La barrière de Christophe Deram, Le chant des orages de Caroline Attia Larivière et Le jour où j’ai léché un caillou, signé de six pensionnaires de l’école MoPA, sauront séduire leurs audiences.
Citons aussi la séance liée au fructueux dispositif “maison” La Ruche, qui comprendra La cure thermale de Joséphine Ha (photo ci-dessus) et Hoover disco de Kei Lam (photo ci-dessous), qui se sont déjà distingués ici ou là. Enfin, un hommage sera rendu à Jean-Pierre Thorn, disparu cette année, à travers la projection de l’un de ses documentaires : Bled Sisters (1993). Un film de Jacques Mitsch de la même période, Hermann Heinzel ornithologue (1990, 5 minutes) sera en outre à savourer au sein d’une carte blanche donnée à la Cinémathèque de Toulouse et au CNC.

Une riche somme de longs métrages est au menu, évidemment, parmi lesquels L’âge d’or de Bérenger Thouin, Le corset de Louis Clichy, Notre salut d’Emmanuel Marre, La petite classe de Lætitia Carton, Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg, comme autant d’avant-premières forcément tentantes.
À lire aussi :
- À propos du Cinquième plan de La jetée de Dominique Cabrera.
- Sur le programme Enfants de Palestine, deux histoires de Cisjordanie, sorti au mois de juillet.


