Festivals 28/10/2026

Cinébanlieue, Sarlat, Utopiales : le court sous toutes ses coutures

Ça bouchonne du côté des festivals à cette époque de l’année, et le passionnant feuilleton se poursuit avec trois manifestations bien installées dans le paysage hexagonal.

À Nantes, les Utopiales se profilent sur cette fin de semaine, entre le 29 octobre et le 1er novembre. Brefcinema était représenté au jury des courts métrages l’année dernière et ce millésime 2026 s’annonce tout aussi copieux, avec ses cinq programmes en compétition, réunissant 45 titres internationaux au total, projetés dans les salles Dune et Solaris à l’intérieur de la Cité des Congrès. 

Beaucoup d’inédits ou de films encore peu diffusés, avec côté français, Uraniborg de Thomas Trichet, Martin Maire et Théo Jollet (visuel ci-dessus), Auryel de Maeva Grosy et Thomas Etcheverry, Factory Reset de Ludo Hoffstetter et Primus le robot de Max Delagrave.

Le reste de la proposition promettra un véritable tour du monde traversant tous les continents, de l’Australie (Alpha Test de Stephen Packer) au Brésil (Geist : 1922 de Kapel Fürman), en passant par la Chine (Help Me Tom de Jiahang Yang) ou les USA (Milk Baby de Kristen Gerweck Daz, photo ci-dessous), etc.

On fera route vers le sud-ouest, ensuite, plus précisément vers la Dordogne et Sarlat, où le Festival du film fêtera sa 35e édition entre le 3 et le 7 novembre. Dédié aux lycéens, ce qui n’est évidemment pas anodin en cette période, il propose toujours de nombreuses projections et ateliers, où le court métrage tient bien son rang, à travers 12 productions récentes.

On pourra notamment y retrouver À quoi rêvent les maknines de Sarra Ryma (photo de bandeau), L’amie en commun de Louis Douillez (qui figurera dans le cahier critique du prochain numéro de Bref), Curiosity on Planet Mars de Tommy Baron, La vie est dure sans confiture de Neva Bonachera, film d’école de la Fémis avec la phénoménale Eva Huault (photo ci-dessous), le beau documentaire de Lisa Giacchero Médicalement parlant ou encore Les saintes de Mélissa Carrasco.

Le traditionnel programme pédagogique mettra en lumière le cinéma de René Clair avec le nouveau “film du baccalauréat”, le moyen métrage Paris qui dort – réalisé en 1925 et qui dure 59 minutes. Le légendaire Entr’acte, finalisé l’année précédente, l’accompagnera.

De très nombreux longs métrages présentés en avant-première seront aussi au menu des différentes sections, dont Chercheurs d’Aurélien Peilloux, Fief de Thomas Vernay, Les fraises de Laïla Marrakchi, Les princes d’Antoine Giorgini, L’une des leurs de Marie Rosselet-Ruiz et aussi le dernier film en date d’Alain Cavalier : Merci d’être venu.

Le Festival Cinébanlieue fait son retour lui aussi en novembre. Ce sera du 6 au 13,  au Ciné Malraux de Bondy, à l’Écran de Saint-Denis et à l’UGC Ciné Cité Paris 19. Une 21e édition qui proposera 11 longs métrages projetés en avant-première (parmi lesquels Les filles d’Abraham d’Hanaël El Yousfi en ouverture) et pas moins de 62 courts métrages, dont 10 en compétition.

Parmi ceux-ci, des films déjà bien identifiés (Nouvel Hair d’Hadrien Bels, Petit pont de Julie Lerat-Gersant et Soleil pâle d’Adrian Moyse Dullin et Jawahine Zentar) côtoieront des outsiders à dûment découvrir, dont Baby Shooter de Rayane Badi, Fugitives de Kounady Diawara (photo ci-dessus) ou le documentaire Je suis née soldat de Sahara Moeini (photo ci-dessous).

Le vendredi 13 à 17h, 43 films de 90 secondes seront montrés, sur le thème “Viens, on filme l’avenir!”. Notons aussi que le festival, afin de rendre hommage à Tony Gatlif,  donnera son nom à son Grand prix. Une juste façon de saluer la mémoire du cinéaste récemment disparu.

Christophe Chauville

À lire aussi :

- Le palmarès des Utopiales 2025.

- Sur un précédent film court de Théo Jollet : Le Boug Doug.