Festivals 08/11/2026

Des festivals dans tous les coins de France

Novembre est l’un des mois les plus touffus en matière de festivals de cinéma, mais aucun n’est de trop, puisque ce sont des lieux et des vocations très différentes qui les structurent. Petit tour d’horizon…

Le Festival Génération 7ᵉ Art aura lieu à Lyon du 11 au 14 novembre, avec toujours la même boussole, celle de l’éducation à l’image par la pratique. Tourné vers les moins de dix-huit ans, il proposera sa sélection de films scolaires, associatifs ou autodidactes à un jury présidé par Éric Lartigau et qui comptera également en ses rangs Lionel Abelanski, Vincent Elbaz ou encore Sam Karmann.

Des rencontres avec Bruno Solo et Marc Lévy sont aussi prévues pour les jeunes spectateurs/trices de la manifestation.

Une journée sera aussi dédiée aux élèves et à l’éducation à l’image à Commune image, à Saint-Ouen, et à L’Écran de Saint-Denis, où le tout jeune Denys Film Festival revient pour la seconde fois, sur les 13 et 14 novembre.

Tomas Cali présentera aux lycéens son dernier film, le documentaire Frágil como una bomba, tandis qu’une vingtaine d’autres courts métrages concourront le lendemain au sein d’une compétition qui donnera lieu en soirée à la remise de neuf récompenses, avant un DJ Set.

Tout commencera dans la matinée et plusieurs programmes se succéderont sur plusieurs grands axes ainsi définis : “Fictions et découvertes”, “Documentaire et international”, “Horreur, fantastique et genres” et “Comédie, drame et queer”. Peu de titres familiers a priori, sinon Chair adolescente de Pablo Cabel (photo ci-dessous), qui a déjà une petite carrière en festivals derrière lui.

Autre site et autre cinématographie avec le “Ici Vietnam Festival Cinéma”, qui connaîtra sa 9e édition les 14 et 15 novembre au Grand Action à Paris. La manifestation célèbre la création de cinéastes d’origine vietnamienne, en France ou ailleurs, à travers 12 courts métrages inédits, de fiction comme documentaire, explorant selon l’équipe organisatrice “les mémoires familiales, les réalités contemporaines, le rapport à l’autre et à la société”.

Parmi eux, Le petit panier à roulettes de Laurence Ly (photo ci-dessous) vient du Canada et Little Bird d’Oanh-Nhi Nguyen des USA. Une séance spéciale prévoira aussi des regards croisés avec le Cambodge voisin, incluant Manie Nai et son chouchou, selon son titre en VF.

Des films d’origines géographiques diverses, ce sera aussi la perspective alléchante de la programmation concoctée à Amiens pour le FIFAM 2026 (13 au 21 novembre), dont le menu est une fois de plus assez fou, entre une sélection officielle allant chercher beaucoup d’inédits, en long comme en court et en fiction comme en documentaire.

En sélection officielle de cette 46e édition se côtoieront Atmospheric Instability d’Abbas Taheri, À quoi rêvent les maknines de Sarra Ryma, Les âmes du Fouta d’Alpha Diallo (photo ci-dessus) ou encore Taxi moto de Gaël Kamilindi.

Le très réussi Journal du futur d’Agathe Bonitzer concourra quant à lui dans la catégorie docu en attendant qu’on y revienne dans la prochaine édition de Bref, au début de 2027. Sundrud, film d’animation de Fan Sissoko, sera aussi à notre sommaire et on pourra le voir à Amiens dans la section animation, à côté d’Atomik Tour de Bruno Collet ou de La petite reine blanche de Théo Hanosset et Mathieu Georis.

À la recherche de l’oiseau gris aux rayures vertes de Saïd Hamich sera pour sa part présenté en sélection “Hors champ”. Et puis, il y aura une très copieuse rétrospective autour de l’invitée d’honneur de ce millésime, l’excellente Maria de Medeiros (avec Pulp Fiction, hé oui !) et un focus sur le cinéma iranien associant aux grands noms (Kiarostami, Makhmalbaf, Panahi…) des “voix émergentes”, donc des courts métrages de la période la plus récente (par exemple The Burial of the Black Cat de Maryam Esmaeli, photo ci-dessous).

Des courts métrages seront également projetés dans le cadre du Festival du film francophone d’Albi, Les Œillades, qui fêtera sa 30e édition entre le 17 et le 22 novembre. Une compétition est organisée en partenariat avec le département du Tarn et Média-Tarn, réunissant sept films qui prétendront au Prix jeune public et au Prix du public.

Il s’agit d’Amarela d’André Ayato Saïto (Japon/Brésil, photo de bandeau), Bidouille de Morgane Holsters et Emi Inohana, Candy Bar de Nash Edgerton (Australie, photo ci-dessous), Le casting de Camille Britte, Les fleurs de Malva (réalisé par sept élèves de Rubika), Full Metal Kebab de Martin Jauvat et J’ai avalé une chenille de Basile Khatir.

Le reste du programme contient nombre de propositions également stimulantes, en plus de la compétition de longs métrages, comme une nuit du cinéma associant Blaise, Jim Queen et Le vertige ou encore un ciné-concert autour de L’étroit mousquetaire de Max Linder – un film de 58 minutes, rappelons-le. Stéphane Goudet, critique et directeur du Méliès de Montreuil, présentera son récent moyen métrage documentaire Itinéraire bis, consacré au chef-d’œuvre de Jacques Tati Trafic.

Christophe Chauville

À lire aussi :

- Deux autres festivals de novembre : le 47e Festival du film court de Villeurbanne et le 41e Festival européen du film court de Brest.

- Sur un précédent court métrage de Tomas Cali : L’esquisse.