Des courts sur le Lido… et en ligne !
La 83e édition du Festival international du film de Venise se rapproche et comprendra naturellement, entre le 2 et le 12 septembre, des courts métrages, notamment au sein de la compétition Orizzonti. La plateforme Festival Scope permettra de les voir gratuitement ensuite, grâce au dispositif Venice Sala Web.
Le monde du court métrage français est souvent trop centré sur Cannes et ses différentes sections, mais les sélections à Berlin, Locarno ou Venise restent importantes pour un nouveau film. À la Mostra, cette année, il y aura treize candidats pour l’Orizzonti Award, tandis que le chiffre de 2 500 candidatures enregistrées est avancé.

La France est présente assez copieusement, à travers Bleu au loin d’Amir Houshang Moein, un film d’animation de 10 minutes produit par Sacrebleu Productions (visuel ci-dessus), ainsi que dans trois coproductions.
Il s’agit de Los poderos de Salim Jaller, un film également colombien, associant Alta Rocca Films (affiche ci-dessous), de The Tropic of the Mourning Gecko de Stavros Markoulakis qui associe aussi la Grèce (le pays du cinéaste, déjà remarqué avec Pigeons Are Dying, When the City Is on Fire en 2023, voir Bref n°130) et les Pays-Bas (les Films de juillet étant le coproducteur français), et d’une autre animation : Rock, Paper, Scissors de Virginia Mori, co-produit avec l’Italie par Miyu.

Il est à noter que seront en lice également un film ukrainien, Silence de Pavlo Shpegun, le chilien Una fortaleza d’Alba Gaviraghi (photo de bandeau) et un court métrage signé d’une actrice renommée à l’échelle planétaire, l’Irlandaise Saoirse Ronan : Paper Plane (photo ci-dessous).

Les projections des courts métrages auront lieu les 10 et 11 septembre et dès le 10, il sera possible de voir tous ces films, disponibles dans le monde entier jusqu’au 30 septembre sur Festival Scope, avec un nombre de places limité. Deux œuvres projetées hors compétition seront également concernées : The Sense of Earth, du duo italien Alessandro Ingaria et Simone Massi – un nom qui sonnera familier aux habitué(e)s de la revue Bref – et Sounds From Home de Nathan Silver.
Ce dernier, cinéaste américain installé en France, évoque en filigrane dans cet essai de 8 minutes le départ de son pays d’opposants à la gouvernance Trump. Il est produit côté français par Getaway Films.

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- Sur C’est qui, cette fille ?, un long métrage de Nathan Silver sorti en 2018.


