Beaucoup d’animation en Auvergne-Rhône-Alpes !
Comme chaque année, Ciné court animé, à Roanne, et le Festival d’un jour, à Valence et sa région, vont se succéder, pour un grand bol de cinéma d’animation des plus bénéfiques…
Premier à se profiler, chronologiquement parlant, Ciné court animé fêtera sa 17e édition à Roanne entre le 16 au 22 mars. Au menu, un festin de courts d’animation (220 titres au total !), en premier lieu dans le cadre des compétitions. Trois programmes internationaux sont concernés, avec des œuvres arrivées de tous les continents et convoquant toute la gamme de techniques possibles et imaginables. Le franco-bulgare et coloré Balconada d’Iva Tokmakchieva (visuel ci-dessous) en sera, parmi beaucoup d’autres…

Même profusion en nationale, avec deux séances ou concourront le récemment césarisé Fille de l’eau de Sandra Desmazières, L’amour vache de Cliona Noonan, Atomik Tour de Bruno Collet, De caillou à caillou de Charlotte Annereau, Hôtel les pieds dans l’eau de Maya Vriens, Signal d’Emma Carré et Mathilde Parquet, Sulaimani de Vinnie Ann Bose, etc.
Des courts français ont aussi inspiré une spéciale comédie, avec Carcassonne Acapulco deMarjorie Caup et Olivier Héraud, Bourreau des cœurs (film d’école de Supinfocom Rubika) et l’inépuisable Kayak, finalisé à l’ENSI en 2022.

On pourra également savourer à Roanne des “comédies délirantes’ (sic) – comme Chindogu de Simon Vergély et L’horizon du bout du nez d’Étienne Bonnet, – des documentaires animés (dont le dernier Bastien Dupriez, Charbon de terre, ou Pie dan lo de Kim Yip Tong, déjà diffusé sur Brefcinema) et une Nuit du fantastique, le samedi 21 à l’Espace Renoir, réunissant une douzaine de films, dont Dieu est timide de Jocelyn Charles, Les bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon et Matin brun de Carlo Vogele (photo ci-dessous).

On citera aussi la sélection des Nouveaux talents internationaux (avec, entre autres, Désaccordé d’Audrey Levy, centré autour de la figure de Maurice Ravel, et Ser semilla de Julia Granillo Tostado – visuel de bandeau) et, forcément, un volet jeune public fourni. “Drôles d’animaux” s’adresse ainsi tout particulièrement aux plus jeunes, en plus de deux autres propositions dédiées.

On se déplacera ensuite volontiers, depuis le Rhône, en direction de la Drôme pour le Festival d’un jour, 32e du nom et qui en dure en réalité plusieurs, de jours (en l’occurrence six, du 23 au 28 mars). Cette “Grande fête du cinéma d’animation” à Valence et ses environs (10 villes pour 19 séances) et son invité d’honneur pour 2026 sera un régional de l’étape, Pierre-Luc Granjon. On pourra re-parcourir tout son itinéraire artistique, depuis Petite escapade, qui date de 2001 – le temps passe ! – jusqu’aux Bottes de la nuit (visuel ci-dessus), réalisé sur écran d’épingles et plébiscité dans les festivals de l’année et demie écoulée.

Des courts métrages seront adaptés à plusieurs tranches d’âge constitutives des jeunes publics, des plus petits (avec Le tout petit voyage d’Émile Worms ou L’oiseau cachalot de Sophie Roze) jusqu’aux ados ou adultes (notamment L’effet de mes rides de Claude Delafosse et Tête d’oliv’ d’Armelle Mercat). À chaque fois un film de Granjon sera intégré au centre du programme, tandis qu’on pourra voir aussi le long métrage qu’il a cosigné avec Jim Capobianco : Léo. La fabuleuse histoire de Léonard de Vinci (2024). Une exposition sur son travail et une “démonstration” prodiguée par ses soins sont aussi prévues.

On signalera enfin les projections de VR qui seront proposées à toutes et à tous, comprenant des titres déjà réputés, tels 5 grammes de safran de Négar Motevalymeidanshah (visuel ci-dessus) ou Ito Meikyū de Boris Labbé.
À voir aussi :
- Une interview filmée de Sandra Desmazières.
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