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10/04/2017

Nina et les hommes

Le temps passe vite : "La vie d'Anaïs" a déjà dix ans et donne l'occasion de revoir sa jeune actrice Nina Meurisse alors en pleine ascension.

Tourné dans le Nord, où l'association Dick Laurent, organisatrice du festival “Welcome to...” (et qui a co-produit le film), est basée, La vie d'Anaïs fut en 2007 sélectionné à Clermont-Ferrand, Amiens, Contis ou encore Grenoble, où Nina Meurisse remportait le Prix d'interprétation. La jeune comédienne, révélée en 2000 sans le Saint-Cyr de Patricia Mazuy, n'avait pas la vingtaine et sortait du succès de Rachel, court métrage de Frédéric Mermoud, avec qui elle avait déjà travaillé sur L'escalier en 2002, à l'âge de quatorze ans.

Dans La vie d'Anaïs, elle joue une fille typique de son âge, entre rigolades avec les copines et débuts de relations amoureuses qui tournent mal, les euphoriques transports de l'amour sombrant dans des périodes de morose déprime où l'on reste cloitré chez soi à écouter du Nicolas Peyrac... Le point fort – et le plus original – du film tient à l'apparition récurrente chez elle du père de l'héroïne, incarné par un acteur habitué du cinéma de Benoit Forgeard, l'unique Darius, ici plutôt touchant.

Depuis, le réalisateur Arnaud Gautier a signé d'autres courts ou moyens métrages (dont L'âge de son retour, en 2013), tandis qu'on a beaucoup revu Nina Meurisse, et ce dans des films de tous les formats, jusqu'à Une vie de Stéphane Brizé récemment.

Christophe Chauville